La semaine dernière, Salon Opéra de l’@InterContinental Paris Le Grand. Une des plus belles salles de Paris, pour le déjeuner du Chinese Business Club.
Face à plus de 200 dirigeants : le @Général Benoît Villeminoz, commandant du @GIGN, 1000 hommes et femmes, présents dans huit pays.
Il n’a pas parlé de puissance. Il a parlé d’humilité.
Sa toute première leçon, reçue il y a 22 ans, dès sa sélection : après un succès, il faut immédiatement se remettre en cause. Pas après un échec. Après un succès.
Il dirige une unité qui doit se transformer en permanence, IA, drones, criminalité organisée et sans jamais perdre ce qui la fonde : ses valeurs, sa cohésion, son exigence.
La question qu’il pose, au final, à nous tous, dirigeants de la salle : Comment transformer une organisation sans la déformer ?
C’est là toute la difficulté de la transformation : faire évoluer une organisation sans en perdre l’âme, ni la confondre avec la personne qui la dirige.
Une phrase du général m’a arrêtée : « Le chef ne donne pas des ordres pour se protéger. Il s’expose. » Elle vaut pour tous les comités de direction que je croise.
Le statu quo est toujours un choix. Ne rien changer est une décision, pas une absence de décision. Et un dirigeant qui ne pense qu’à lui détruit l’entreprise. Le Général parlait de légitimité gagnée par la sélection, pas par le grade.
Cela m’amène à ouvrir la conversation pour vos comités de direction :
👉 Sommes-nous en train de nous transformer, ou de nous diluer ?
👉Est-ce que je m’expose vraiment, ou est-ce que je me protège derrière mes décisions ?
👉Qui, dans mon organisation, a la liberté de prendre l’initiative sans me demander la permission ?
Bien sûr, les enjeux ne sont pas comparables : Le général engage des vies, un dirigeant engage une entreprise et son équipe. Mais le principe qu’il décrit se retrouve, à une autre échelle, dans les organisations que j’accompagne : accepter de perdre le contrôle du détail pour garder la main sur l’essentiel, sélectionner, former, faire confiance et assumer seul quand la décision était la sienne.
Et vous, dans votre entreprise, la transformation en cours renforce-t-elle vos fondamentaux ou les érode-t-elle silencieusement, sans que personne ne le dise tout haut ?
Si cette question vous parle, écrivez-moi, ou venez en discuter.
Merci à Harold Parisot et au Chinese Business Club pour cette matinée. valérie godalier
Ravie d’avoir échangé avec sylvie plesy, christophe Rodier, Raphael Scemama, Yves cornu, franck sauvonnet, jules nathalie bruel, mettre mazella
#Leadership #Décision #Transformation #Dirigeants