Que faut-il changer pour mieux exécuter?

Que faut-il changer pour mieux exécuter?

La crise que nous vivons ne permet plus d’hésiter, il faut se lancer car elle a chamboulé le business modèle de nos entreprises. Sans précédent, l’impact social, économique et financier remet en cause l’ensemble des stratégies établies. Cette période de confinement a suspendu le temps, a contribué à transformer nos usages et à renforcer l’urgence de penser différemment. Les premiers réflexes tendent à un retour au local, à l’authenticité, aux produits à valeur équitable… La solidarité s’est installée. Le numérique qui avait tant de mal à s’inviter au sein de bon nombre d’entreprises, s’est imposé comme une solution de partage de connaissance, de compétences, instaurant simultanément une nouvelle façon de travailler.

Toutes les crises ont engendré des vagues d’amélioration fondamentale. Après une phase nécessaire de résilience, pourquoi n’appréhenderions-nous pas cette crise comme une opportunité de changer, de repenser le rôle de l’entreprise, sa mission, son engagement social et sociétal ? Les ressources de l’entreprises, heurtées par la crise, vont nous poussez à revoir nos modes de travail, l’apprentissage des collaborateurs. Nous allons devoir nous ouvrir à de nouvelles formes de relations avec nos clients, nos partenaires, notre écosystème mais aussi à se réinventer.

Se réinventer pour mieux exécuter !

Aujourd’hui la priorité est à la relance des activités par l’exécution. Cela implique qu’il faut surtout éviter de refaire les erreurs, d’appliquer les mêmes méthodes, et surtout de se contenter d’un « business as usual ».

Une de mes préconisations est de relancer les activités sous deux approches simultanées en laissant progressivement la plus innovante et la plus appropriée s’installer dans l’entreprise. Il s’agirait d’un côté de relancer l’activité comme « business as usual » avec une partie de ses ressources car il faut bien avancer. En parallèle, organiser sa réinvention en utilisant l’intelligence collective pour apprendre, tester, s’améliorer et être plus performant en trouvant des solutions ancrées dans le concret. Puis en même temps mettre en œuvre les solutions dans un esprit maker. On peut imaginer raccourcir la chaine de valeur devenue trop longue, réduire le processus de production, ajuster les process incohérents, définir une nouvelle gestion du risque, créer de nouveaux produits/ services adaptés aux besoins immédiats, inventer un nouveau business model…

Comme déjà évoqué précédemment, exécuter dans un esprit maker, c’est apporter du pragmatisme, de la simplicité mais aussi s’inscrire dans la rapidité et l’efficacité.Il faut avancer par étapes, agir vite, décider vite, échouer vite et recommencer jusqu’à résoudre ou réinventer les solutions aux enjeux et les exécuter en grandeur nature.

Après les premières analyses et modelling, on devient plus à même de comprendre la situation et de se projeter. C’est alors le moment de décliner les nouvelles priorités stratégiques en différents chantiers. Des chantiers centrés sur les projets où les efforts doivent être portés et déployés tout en gardant à l’esprit qu’il est important de se réinventer et d’exécuter pendant cette phase de reprise.

Instaurer l’intelligence collective

L’une des organisations est d’avancer en « squads » (en commandos) multidisciplinaires et à taille humaine, autorisés à être responsables, autonomes et décisionnaires dans la définition des objectifs et du pilotage de chaque chantier. L’approche est détaillée dans la rubrique « Faut-il continuer à innover en période de crise? ».

Instaurer un Esprit maker

Une idée ne vaut rien sans l’exécution.

Ce « squad » doit pouvoir fonctionner en mode « doer ». Les solutions doivent passer très rapidement du concept au concret. Pour se faire, elles sont traduites en actions pour faciliter l’appréhension de leur exécution. L’exécution est un challenge pour beaucoup d’entreprises car c’est un point critique qui empêche souvent les équipes d’avancer vite ou de passer à l’échelle. Il est plus que jamais recommandé de prototyper et expérimenter chaque solution, d’abandonner les réflexes du « business as usual » pour ne pas entraver la phase de « test and learn » et puis la ramener sur votre terrain de jeu pour l’ajuster en environnement réel.

La mise en œuvre de ces deux concepts permet d’avancer rapidement et avec agilité grâce à des étapes claires. L’entreprise y trouvera un bénéfice immédiat notamment au travers de la résolution de dysfonctionnements souvent à l’origine de coûts cachés pénalisant la capacité de l’entreprise dans son élan pour aller de l’avant.

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